La Maison de la société civile de Brazzaville a servi de cadre, le 10 décembre 2020, pour abriter la cérémonie commémorative du 72ème anniversaire de l’adoption et de la proclamation de la déclaration universelle des droits de l’homme. Une cérémonie organisée par le Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales avec l’appui du Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones. Cette année elle a été célébrée sous le thème « Reconstruire en mieux-défendons les droits de l’homme ».

Prélude à cette journée, dans un message radiodiffusé, au nom du gouvernement, Monsieur Ange Aimée Wilfrid BININGA, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones a déclaré que : « le choix de ce thème n’a rien d’hasardeux, car,.. Il est en étroite relation avec l’actualité de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus Covid-19… »

Dans son mot d’usage, le Secrétaire Permanent du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales, Mr Cephas Germain EWANGUI a, d’entrée de jeu, fixé l’auditoire sur l’objet de ladite rencontre. Aussi a-t-il poursuivi son propos en ces termes : « Chacun sait, que la DUDH a, depuis son adoption, non seulement suscité un courant de réflexions et d’actions juridiques sans précédent, mais également engendré un travail normatif international qui marque depuis et de façon irréversible, l’ensemble des législations… en vue d’imposer aux Etats des responsabilités accrues en matière du respect des droits de l’homme. »

En outre, il a rappelé la résolution 53-144 du 8 décembre 1998 de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, qui convie vivement les organisations de la société civile à s’impliquer dans les actions multiformes en faveur de la promotion et la protection des droits de l’homme. C’est pourquoi les organisations de la société civile sont appelées à se joindre aux pouvoirs publics, et à ne ménager aucun effort, pour atteindre l’idéal de reconnaissance universelle de la valeur propre à chaque être humain et la jouissance pleine et entière à ses droits.

Il a félicité, en outre, l’esprit d’ouverture du ministre en charge des droits humains qui tient à consolider le partenariat pouvoirs publics-société civile dans la promotion des valeurs portées par la DUDH.   

 Prenant à son tour la parole, Mr. Casimir NDOMBA, Directeur de cabinet, représentant le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones à ladite cérémonie, a encouragé tous les efforts déployés par la société civile dans la lutte contre cette pandémie, en appui aux efforts du gouvernement. Aussi, Il a exprimé la disponibilité du ministre Ange Aimée Wilfrid BININGA à travailler, la main dans la main, avec les organisations de la société civiles congolaises pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

 Aussi, il a encouragé les efforts du Secrétaire Permanent, Mr Céphas Germain EWANGUI dans la mobilisation des organisations de la société civile et plaidé pour qu’elles participent davantage, aux côtés du gouvernement, à la vulgarisation à grande échelle de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Cette célébration qui s’inscrivait aussi dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs de la société civile, a donné lieu à plusieurs communications, à savoir : « La pandémie du Corona virus COVID-19 : conséquences juridiques et conséquences sur les droits de l’homme » par Mr Philippe ONGAGNA, Directeur général des droits humains et des libertés fondamentales, « La déclaration  universelle des droits de l’homme, 72 ans après»  par Maître Modeste MBOSSA Secrétaire général de la Coordination nationale des réseaux et associations de la société civile pour la gouvernance démocratique et électorale (CORAGED ) et enfin « La convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme : Que faut-il en retenir ? » par Mme Amaïcool POMBO, Directrice de cabinet du Secrétaire Permanent du Conseil consultatif de la Société civile et des organisations non gouvernementales.

Au terme des échanges, les participants ont dit leur satisfaction sur la qualité des exposés et ont reconnu avoir été suffisamment édifiés sur les enjeux de l’heure concernant la situation des droits de l’homme et les différentes implications liées à la crise sanitaire qui secoue le monde entier.